Les affaires financières et budgétaires

Légende ci-après
Dessin de l'exposition Théâtre du Mouvement – L’aventure du geste
© David Paul Carr / BnF

La gestion budgétaire en AE/CP avec un outil informatique adapté

L’année 2016 était l’année du passage à la GBCP et à la mise en place d’une gestion des crédits en AE/CP : les autorisations d’engagement (AE) – qui retracent la capacité de l’établissement à contracter avec ses fournisseurs, sous diverses formes (marchés, commandes, etc.) – et les crédits de paiements (CP) – qui attestent du passage pour la comptabilité budgétaire d’une logique en droits constatés à une logique de caisse (décaissement, mais aussi encaissement côté recettes). Ce double compteur a permis plus de souplesse dans la gestion, en atténuant notamment la rigidité du calendrier de fin d’année et en offrant aux acteurs métiers la possibilité d’engager leurs dépenses plus tardivement dans l’exercice.

Si, en 2016, la gestion en AE/CP se faisait avec un outil informatique non encore adapté, 2017 a été l’année de la migration vers une solution informatique (Sirep@GBCP) qui assure nativement la gestion des crédits en AE/CP et permet également d’appliquer tous les attendus de la GBCP dans la gestion des dépenses et recettes. Cette évolution informatique a rendu plus aisé le pilotage budgétaire et a permis de mettre à disposition des directions et délégations des outils de suivi des crédits performants qui donnent une vision de la consommation des crédits selon la nouvelle grammaire GBCP.

Le budget et son exécution

Le budget primitif et les budgets rectificatifs

Le budget initial 2017 reste comme les années précédentes sensiblement contraint, marqué par une légère baisse de l’enveloppe de fonctionnement en AE (-2%) mais une hausse de 1,3% des CP par rapport au BI 2016. Les crédits d’investissement (38,70 M€ en AE et 43,12 M€ en CP) restent élevés s’inscrivant dans une tendance longue de la BnF à accroître ses dépenses d’investissement, pour faire face aux enjeux tant patrimoniaux (inflation du coût des œuvres patrimoniales) que bâtimentaires ou informatiques de l’établissement.

Le projet de premier budget rectificatif (BR1) rend essentiellement compte de quelques mesures nouvelles, mais surtout de mesures techniques (reports, ajustements de crédits fléchés, transferts entre enveloppes), en lien avec l’exécution financière de l’année N-1. Pour ce qui concerne l’enveloppe de fonctionnement, aucune mesure nouvelle n’a été exprimée. Des demandes de report ont été inscrites et validées pour un montant de (+245 k€ en AE et +737 k€ en CP).

L’enveloppe d’investissement a connu les mouvements les plus importants. Ces mouvements correspondent à :

  • -959 k€ en AE et +774 k€ en CP d’ajustements de crédits fléchés qui correspondent, pour l’essentiel, à des mouvements liés aux crédits CNL
  • +1,363 M€ en AE et +809 k€ en CP de mesures nouvelles qui sont de deux ordres : certaines concernent de simples incohérences de programmation, et ne se déclinent qu’en révision d’AE et une réelle mesure nouvelle qui porte sur le projet Richelieu, et vise à remédier aux difficultés rencontrées sur le chantier où de nombreuses interventions se révèlent chaque jour nécessaires
  • +803 k€ en AE et +4,05 M€ en CP de reports
  • +54 k€ en AE et CP de transferts entre enveloppes

Voté en novembre 2017, le second budget rectificatif (BR2) pour l’exercice 2017 n’est pas venu modifier l’enveloppe de fonctionnement qui est strictement la même après BR2, en CP, qu’elle l’était après BR1. L’enveloppe d’investissement affiche une baisse entre le BR1 et le BR2 2017, de -4,92 M€ en AE et de -9,54 M€ en CP. Cette baisse s’explique notamment par à une révision du calendrier d’exécution des projets d’investissement qui a conduit au décalage de crédits vers 2018 (-5,21 M€ en AE et -8,67 M€ en CP). Aucune mesure nouvelle n’a été demandée en investissement.

Le compte financier

Comme chaque année, l’examen du compte financier (CF) retrace l’exécution des dépenses et des recettes sur l’année antérieure, par rapport notamment au second et dernier budget rectificatif (BR2) voté.

Les crédits de l’enveloppe de personnel diminuent de 499 k€ au CF 2017 par rapport au BR2 2017, et s’établissent à 138,77 M€, soit un taux de consommation de 99,6%.

L’enveloppe de fonctionnement s’établit, au CF 2017, à 49,76 M€ en AE et 49,74 M€ en CP, contre respectivement 51,80 M€ et 52,18 M€ au BR2 2017, soit des taux de consommation de l’enveloppe de 96,1% en AE et 95,3% en CP ;

L’enveloppe d’investissement s’établit, au CF 2017, à 33,46 M€ en AE et 34,15 M€ en CP, contre respectivement 35,05 M€ et 38,02 M€ au BR2 2017, soit des taux de consommation de l’enveloppe de 95,5% en AE et 89,8% en CP. Les écarts entre prévision et exécution en CP d’investissement s’expliquent, pour un tiers environ, par des crédits fléchés, et pour les deux tiers restant se répartissent à parts égales entre le bâtiment, les collections et l’informatique / numérique.

Le compte financier de la BnF

Le budget par destinations (rang 1 & 2)

Détail des recettes par origines

Le bilan

L’exécution du budget

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