Rapport d'activité 2010

Les publics

Les activités de lecture

Les services aux lecteurs : évolutions et nouveautés

Soucieuse de satisfaire au mieux ses publics, la BnF a poursuivi en 2010 l'amélioration de ses services sur place et à distance : mise en place d'un identifiant unique pour les lecteurs, augmentation de l'offre de ressources électroniques et fin du déploiement des accès Internet en Rez-de-Jardin (bibliothèque de Recherche du site François-Mitterrand).

Un identifiant unique pour de multiples services

Au mois de mars, ont été mises en place des cartes de lecteur rechargeables : l'ancien numéro de carte est remplacé par un identifiant pérenne qui deviendra, à terme, le code d'accès unique pour un ensemble de services accessibles en ligne et à distance. Dès l'été, cet identifiant a pu être utilisé pour se connecter à internet par réseau filaire dans les salles de la bibliothèque de Recherche ainsi qu'aux ressources électroniques à distance. À l'horizon 2011, ces cartes pourront être rechargées directement en ligne par les lecteurs.

Les ressources numériques sur place et à distance

En plus de ses collections traditionnelles, la Bibliothèque propose sur place, dans l'ensemble des salles de lecture de tous ses sites, et à distance pour les titulaires d'une carte annuelle recherche, une offre importante de ressources électroniques : cédéroms et bases en ligne, périodiques et monographies électroniques.

En 2010, 280 titres de cédéroms et bases en ligne étaient accessibles sur les postes informatiques de la Bibliothèque. En cours d'année, suite à une évolution technique du système de gestion, 9 titres de cédéroms ont dû être supprimés. Les livres électroniques de Springer et Elsevier, acquis en 2009, ont été intégrés à l'interface des ressources électroniques portant son offre totale sur place à près de 90 000 périodiques, livres et rapports sous forme électronique. Cette volumétrie importante a montré que l'interface utilisée pour le référencement des documents électroniques avait atteint ses limites, dans la mesure où les critères de recherche n'y sont pas assez élaborés pour obtenir des résultats pertinents. Une importante réflexion a été initiée en 2010 pour améliorer l'accès à ces ressources.

Lancée en mai 2009, l'offre de consultation à distance a permis cette année de proposer aux lecteurs titulaires d'une carte annuelle de recherche :

- 58 bases de données ;

- 720 périodiques ;

- 35 000 livres électroniques.

Cette offre couvre un large spectre disciplinaire avec une forte dominante scientifique et technique, reflétant en cela les évolutions de l'édition même. Si certains éditeurs n'ont pas souhaité poursuivre cette expérimentation au-delà de 2009, la plupart ont autorisé la BnF à maintenir cet accès, et cinq nouveaux titres de bases en ligne ont été ajoutés ainsi que des e-books de Springer et Elsevier.

Accès à internet par réseau filaire

En février 2010, conformément au calendrier prévu, le déploiement des accès à internet par réseau filaire dans les salles de lecture du Rez-de-jardin, permettant aux lecteurs de se connecter avec leurs ordinateurs portables, a pris fin avec le câblage de 800 places. En juillet, la procédure de connexion au réseau a été simplifiée : l'identifiant figurant sur la carte du lecteur suivi de sa date de naissance deviennent les seuls codes d'accès à internet sur les ordinateurs portables. Les premières statistiques d'utilisation de ce service montrent, entre juillet et décembre 2010, un taux de connexions de 60%.

La reproduction

Dans les salles de lecture, les lecteurs peuvent effectuer des reproductions de documents en cours de consultation (impression papier ou récupération de fichiers électroniques). En bibliothèque d'étude, les photocopieurs ou scanneurs sont en libre-service (payant), en bibliothèque de Recherche, les travaux sont assurés sur place par le personnel.

Après l'installation de nouveaux appareils de reproduction, notamment les scanneurs (avec possibilité de téléchargement sur clé USB), on note une évolution des pratiques de reproduction. La baisse générale du nombre de reproductions, très forte de 2008 à 2009, n'est que de 6% de 2009 et 2010. Mais elle est différenciée selon les sites et les types d'appareils. En Rez-de-jardin, l'utilisation des scanneurs, installés en 2009, s'est ainsi considérablement développée. Contrairement aux photocopieurs, la reproduction par scanneur permet de lever un grand nombre de restrictions pour la reproduction des documents patrimoniaux.

Enfin, le volume des impressions papier en provenance de ressources électroniques (cédéroms, internet, bibliothèque numérique) s'effondre en Rez-de-jardin et dans les départements spécialisés. La possibilité pour les lecteurs de se connecter à ces ressources directement sur leur ordinateur portable par les accès filaires pourrait expliquer en partie cette baisse.

Depuis avril 2008, les lecteurs de la bibliothèque de Recherche peuvent photographier les documents tombés dans le domaine public à condition d'en faire la demande au personnel, de remplir un formulaire d'autorisation, de ne pas utiliser de flash, de s'installer sur les places prévues à cet effet pour les prises de vue et de ne faire qu'un usage privé du cliché. Le nombre de demandes est en augmentation constante : 18% pour l'ensemble des sites (20 863 demandes). Le plus grand nombre de demandes émane des salles de lecture du département Philosophie, histoire, sciences de l'homme (45% des demandes sur le site François-Mitterrand).

L'inscription et l'accréditation des lecteurs

La bibliothèque de Recherche et la bibliothèque d'étude

Salle de lecture de Richelieu

Salle de lecture de Richelieu

Pour utiliser les services de la bibliothèque de Recherche, tous les lecteurs doivent être accrédités, quel que soit l'objet de leur recherche. Ils disposent, en fonction de leur situation et de leur besoin, de l'un des trois titres d'accès proposés : carte annuelle, carte 15 jours avec accès annuel à la bibliothèque d'étude (Haut-de-Jardin) ou carte 3 jours. La carte 15 jours combinée avec un accès 15 jours à la bibliothèque d'étude a été supprimée en septembre 2010.

La Bibliothèque a par ailleurs ajusté en septembre sa grille tarifaire d'accès aux salles de lecture qui n'avait pas évolué depuis cinq ans. Il s'agissait à la fois de simplifier l'offre et de prendre en compte les nouveaux services proposés aux lecteurs, en particulier l'accès à distance pour les chercheurs à des ressources électroniques toujours plus nombreuses. La nouvelle grille tarifaire proposée marque une augmentation moyenne de 11%.

Le nombre de titres recherche produits en 2010 s'élève à 31 645[10], soit 3% de moins qu'en 2009. La répartition par types de titres reste relativement stable, avec 59% de cartes annuelles (en légère baisse par rapport à 2009), 31% de cartes 3 jours (en légère hausse) et 10% de cartes 15 jours. Pour leur troisième année complète d'existence, le nombre de cartes « Pro », à destination des professionnels et entreprises pour l'accès au centre de ressources PRISME, s'élève à 53 cartes nominatives, en augmentation par rapport à 2009 (45 cartes), correspondant à 32 organismes différents.

Si l'on constate en 2010 une baisse de la part des primo-adhésions, qui passe de 35% à 32%, le lectorat de la Bibliothèque de recherche reste un public fidèle : 38% des lecteurs inscrits en 2010 possédaient déjà une carte au cours des 13 derniers mois. La baisse des primo-adhésions peut s'expliquer par le resserrement de la politique d'accréditation des masters, passés de 21% des lecteurs accrédités en 2009 à 18% en 2010.

La répartition des inscriptions selon les types de recherches connaît de légères variations par rapport à l'année précédente : 51% pour études (en baisse de trois points) ; 40% pour raisons professionnelles (en hausse de quatre points) ; 9% pour raisons personnelles. La proportion des femmes reste majoritaire et demeure inchangée avec 53% en 2010. La part des lecteurs étrangers continue sa légère progression avec 32% en 2010.

Pour accéder aux salles de lecture du Haut-de-Jardin, les lecteurs doivent acquérir une carte annuelle ou un ticket journalier. Après une baisse régulière ces dernières années, la production de cartes annuelles Haut-de-Jardin s'est stabilisée (30 000[11] cartes produites au total contre 29 910 en 2009). Pour la deuxième année exécutive, à titre expérimental, l'accès après 17h aux salles de lecture du Haut-de-Jardin était gratuit. Cette mesure a fait l'objet en 2010 d'une étude, afin de déterminer si elle permet ou non de capter de nouveaux publics. Les résultats seront présentés en 2011 au conseil d'administration.

L'orientation et l'accueil des lecteurs

Avant l'acquisition d'un titre d'accès, tout public peut s'adresser au service de l'orientation des lecteurs qui informe sur les collections de la BnF, conseille et oriente vers les ressources les mieux adaptées. Ce service est également chargé d'accréditer les lecteurs pour la bibliothèque de Recherche, de les inscrire et de produire leur carte.

Suite à des mesures de simplification des procédures, le nombre de personnes reçues par ce service et le nombre d'entretiens est en baisse depuis 2009. Par rapport à 2009, le nombre de personnes reçues en 2010 (38 241 personnes) a baissé de 6% et le nombre d'entretiens (25 092) de 9%. Le service de pré-accréditation en ligne, présenté depuis 2008 sur la page d'accueil du site bnf.fr, est de plus en plus utilisé : 2 374 lecteurs ont profité de ce service en 2010, soit une augmentation de 7% par rapport à 2009.

L'information, la formation et l'orientation bibliographique

Pour informer le public et l'aider à mieux utiliser l'ensemble des ressources mises à sa disposition sur place, la BnF utilise différents supports de diffusion : son site internet, les écrans des bornes d'accueil dans les halls, des postes informatiques dans les salles de lecture, sa revue trimestrielle Chroniques et la Lettre aux lecteurs, feuille d'information bimestrielle diffusée dans les salles de lecture à 2 000 exemplaires. À cette liste, s'est ajouté à la fin 2008 un nouvel outil de communication et d'échanges avec les lecteurs : le Blog lecteurs dont la fréquentation augmente de plus d'un tiers en 2010, avec 49 000 visites.

En Haut-de-Jardin, les efforts de valorisation des collections se sont poursuivis : 78 présentations des collections, organisées à rythme régulier dans toutes les salles et accompagnées de bibliographies, ont ponctué tout au long de l'année l'actualité des événements et commémorations. S'y ajoutent des bibliographies pour les épreuves du CAPES et de l'agrégation en lettres, espagnol, italien, allemand et anglais.

Afin de permettre aux lecteurs d'utiliser au mieux ses ressources documentaires, la BnF propose des ateliers gratuits d'initiation. Le nombre de stagiaires accueillis par le service PRISME (département Droit, économie, politique) augmente cette année de 8% : 336 stagiaires ont participé à l'un des 47 ateliers d'initiation hebdomadaires « Ressources documentaires pour la recherche d'emploi et la création d'activité », soit une moyenne de 7 stagiaires par séance. De plus, 122 personnes en groupes constitués ont participé à des ateliers spécifiques et 30 aux ateliers Cartes Pro. Ces ateliers confirment donc leur succès.

Services bibliographiques à distance

La Bibliothèque offre au public différents services bibliographiques à distance : un Guide de recherche en bibliothèque (GREBIB) accessible sur bnf.fr et un Service d'information des bibliothécaires à distance (SINDBAD) qui répond dans un délai de trois jours à des demandes d'informations bibliographiques ou factuelles.

On peut poser une question à SINDBAD en remplissant un formulaire sur le site internet, par courrier postal ou par téléphone. Les questions reçues par internet sont traitées en réseau par l'ensemble des départements de collections ; les questions par téléphone sont traitées par le département de la Recherche bibliographique et le service d'orientation des lecteurs. Au cours de l'année 2010, SINDBAD a reçu 10 262 questions, 61% par internet et 39% par téléphone, en augmentation de 12% par rapport à 2009. La base de connaissance de SINDBAD, qui contenait fin 2010 une sélection d'un millier de questions-réponses archivées, a été mise à disposition des internautes sur le site bnf.fr.

Malgré d'importantes mises à jour et enrichissements en 2010, les consultations en ligne du GREBIB sont quant à elles en baisse de 33% par rapport à 2009.

L'évolution de la fréquentation des salles de lecture

En 2010, 944 734 lecteurs ont pris place dans une salle de lecture de la Bibliothèque, soit un chiffre sensiblement proche de 2009 (944 058). Par rapport à 2008 et 2009, années marquées par une forte augmentation du nombre d'entrées en bibliothèque de Recherche du site François-Mitterrand (Rez-de-Jardin) et une baisse sur les autres sites, l'année 2010 est une année moins contrastée : la hausse de la fréquentation du Rez-de-Jardin et la baisse de la fréquentation du Haut-de-Jardin ont toutes deux la même amplitude de 1%, indiquant plutôt une phase de stabilisation. Par ailleurs, les salles du site Richelieu conservent une fréquentation importante dans un contexte rendu difficile par les travaux de rénovation.

Salles d'étude

Salle de lecture D (Haut-de-jardin)

Salle de lecture D (Haut-de-jardin)

Les salles de lecture du Haut-de-Jardin (1 506 places au total) ont accueilli 544 359 lecteurs, soit 1 877 en moyenne par jour, en légère baisse de 1% par rapport à l'année précédente. Le phénomène de saturation des salles de lecture, qui avait atteint 3 369 heures de saturation en 2009, connaît une baisse de 24% avec seulement 2 563 heures déclarées[12].

La fréquentation en salle audiovisuelle poursuit sa progression (15% en deux ans) et le nombre de documents audiovisuels consultés en Haut-de-jardin (dans les cinq salles proposant ce type de documents) enregistre une hausse significative : + 42% par rapport à 2009. La fréquentation est stabilisée dans les autres salles, à l'exception des salles Littératures étrangères, Littérature française et Philosophie, histoire, sciences de l'homme, en baisse. Pour toutes les salles, les mois de plus fortes fréquentations ont été mars et avril, à l'exception de la salle Droit, économie, politique, qui a enregistré son pic de fréquentation en novembre.

Le taux d'occupation des cabines pour handicapés visuels installées en salle Recherche bibliographique est en nette augmentation : 50 lecteurs en 2010 contre 19 en 2009. La majorité des personnes handicapées vient avec un accompagnateur. Les efforts pour améliorer l'accessibilité du site et mieux faire connaître les services proposés sont à poursuivre.

Depuis la mise en place du ticket d'accès gratuit après 17h, la part des entrées avec ce type de ticket reste stable (3%). On constate cependant une part plus importante d'entrées après 17h (9% au lieu de 7%). L'âge moyen de ces usagers est supérieur à celui du lectorat traditionnel du Haut-de-jardin (30 ans au lieu de 26 ans) et compte une plus forte représentation des actifs (26%).

Pour la huitième année consécutive, la gratuité d'accès aux salles de lecture du Haut-de-jardin a été reconduite pendant huit samedis et sept dimanches du 26 juin au 14 août. La mesure, désormais reconductible chaque été, est destinée à encourager le public des actifs à se rendre à la BnF pour découvrir les salles de lecture, les collections  et les services. Ce service a généré 4 076 entrées qui constituent un peu moins du tiers des accès enregistrés les week-ends.

Le public des salles du Haut-de-Jardin reste en majorité composé d'étudiants, si bien que les variations saisonnières de la fréquentation obéissent comme les années précédentes au calendrier universitaire (fréquentation forte au début et à la fin de l'année universitaire, mais également en période d'examen et de vacances scolaires hors période estivale). La baisse est très forte au lendemain des épreuves du baccalauréat jusqu'à la fin juillet. Depuis 2009, se confirme et s'accentue un mouvement de reprise de la fréquentation dès le début du mois d'août (+ 7% par rapport à 2009). L'âge moyen des détenteurs d'une carte annuelle (79% des lecteurs, en légère baisse) est de 26 ans. Par ailleurs, on constate un maintien du pourcentage important de titulaires d'une carte recherche ayant fréquenté au cours de l'année le Haut-de-Jardin : 25%.

Salles de Recherche

La fréquentation des salles de la bibliothèque de Recherche connaît une augmentation globale de 1%, répartie de manière plus homogène cette année sur l'ensemble des sites.

L'augmentation de la fréquentation des salles de lecture du Rez-de-Jardin (1 146 places réservables, soit 32 places supplémentaires par rapport à 2009), constatée ces deux dernières années, s'est poursuivie en 2010, mais dans une moindre mesure : + 1% par rapport à 2009 (la hausse constatée en 2009 par rapport à 2008 était de 4%), pour un total de 333 032 lecteurs sur l'année, et un nombre moyen de 1 144 lecteurs par jour.

Le Rez-de-jardin a connu plusieurs périodes d'affluence lors du premier semestre, notamment en mars et surtout en avril. Le record de fréquentation a été atteint le 20 avril avec 1 585 lecteurs. La fréquentation est restée soutenue en août, avec une hausse de 2% par rapport à 2009. La baisse s'est amorcée en octobre et novembre en raison de mouvements sociaux répétés, suivis d'intempéries en décembre où la moyenne journalière atteint son plus bas niveau (881 lecteurs en moyenne par jour). L'infléchissement constaté en fin d'année s'explique également par le resserrement de la politique d'accréditation des étudiants en master, utilisateurs assidus des salles de lecture.

La répartition de la fréquentation dans les salles reste identique : Philosophie, histoire, sciences de l'homme est la plus fréquentée (33%), suivie par Droit, économie, science politique (17%) et Sciences et techniques (11%). Comme en 2009, c'est la salle du département de la Recherche bibliographique qui enregistre la plus forte hausse du nombre de places réservées (37%), en raison à la fois des saturations, mais aussi de l'ouverture à la communication en son sein des ouvrages des autres départements depuis octobre 2010.  

Notons enfin que 25% des lecteurs du Rez-de-Jardin ne demandent pas à consulter les collections des magasins lorsqu'ils prennent une place de lecture. D'autres usages se développent : consultation des collections en libre-accès, des ressources électroniques ou utilisation d'espace (« séjourneurs »).

Dans les salles de lecture des sites de Richelieu, Arsenal, Opéra et Avignon (435 places offertes au total) la fréquentation connaît une hausse de 2%, avec un total sur l'ensemble de l'année de 67 343 lecteurs, contre 65 934 en 2009. Cette augmentation doit cependant être interprétée avec prudence, compte tenu du caractère atypique de l'année 2009 où la fréquentation avait chuté de 9% (fermeture du département de la Musique une partie de l'année, interruption temporaire sur le site Richelieu de la communication de certaines collections pendant leur transfert). Si l'on se réfère à 2008, on se rend compte que les départements spécialisés enregistrent une baisse globale de 7%, baisse cependant modérée compte tenu du contexte perturbé que connaissent les sites de Richelieu et de la Bibliothèque-musée de l'Opéra, pour cause de travaux.

Nombre de lecteurs
R.-d.-J. Richelieu Arsenal Opéra Avignon TOTAL Sous total hors RdJ
2008 316 498 58 680 9 379 2 803 1 658 389 018 72 520
2009 329 557 51 912 9 257 3 155 1 610 395 491 65 934
2010 333 032 54 697 9 426 2 179 1 041 400 375 67 343
Évolution 2010/2009 + 1% + 5% + 2% - 31% - 35% + 1% + 2%

L'accès aux collections

La communication des documents de la bibliothèque de Recherche

Au total, 1 345 153 documents ont été communiqués cette année dans les salles de lecture de la bibliothèque de Recherche (+ 3% par rapport à l'année précédente).

Dans les salles de lecture du Rez-de-Jardin, 1 104 687 documents ont été communiqués, soit 3 796 documents en moyenne par jour, en hausse de 4% par rapport à l'année 2009, ce qui représente 3,3 documents par lecteur.

Comme en 2009, les indicateurs de communication témoignent d'un service de qualité. Malgré l'accroissement du nombre de documents communiqués, le délai moyen de mise à disposition des documents demandés pour le jour même s'améliore : 36 minutes (38 minutes en 2009 et 44 minutes en 2008). La part des documents communiqués en moins de 45 minutes est en nette progression : 72% (68% en 2009 et 60% en 2008). S'ajoute à cette amélioration des délais, la baisse constante des demandes ne pouvant être satisfaites dans l'immédiat (documents « hors d'usage », « manque en place », en traitement ou empêchés de communication pour des raisons logistiques) : 6% (elle était de 7% en 2008).

Le nombre total de documents communiqués dans les salles des sites Richelieu, Arsenal, Opéra et Maison Jean Vilar est pratiquement égal à 2009 (240 496 en 2010 contre 240 466 en 2009) avec une moyenne par jour en légère hausse : 856 (848 en 2009). Seuls les départements des Arts du spectacle et des Cartes et Plans enregistrent une hausse significative du nombre de documents communiqués : respectivement + 10% et + 37%. Les baisses sont quant à elles très contrastées selon les départements, allant de - 29% aux Manuscrits orientaux à - 3% à l'Arsenal.

Les ressources numériques

Pour l'ensemble des ressources numériques sur place et à distance, la consultation de cédéroms et de bases en ligne est en augmentation par rapport à 2009 (+ 11%, avec 141 609 connexions), mais elle baisse pour les périodiques et les monographies (- 17%, avec 40 409 connexions). L'accès à distance représente quant à lui 13% des consultations de bases en ligne et 22% des consultations des périodiques et livres électroniques.

Les archives de l'internet

À l'issue du déploiement des accès aux archives de l'internet sur la totalité des postes informatiques des salles de la bibliothèque de Recherche, l'année 2009 avait bénéficié des efforts de communication accompagnant le lancement de cette nouvelle offre. Un premier décollage, modeste mais significatif, de la consultation publique et professionnelle (agents BnF) avait alors été observé. Cette dynamique ne s'est pas confirmée en 2010, qui voit une baisse de la fréquentation avec 633 visites sur les postes publics des salles de lecture (971 en 2009[13]), soit une moyenne de 53 visites par mois, chiffre relativement stable au cours de l'année.

La faiblesse de la fréquentation peut s'expliquer par la jeunesse de ces collections (le web n'est pas encore associé à l'idée d'archive) et d'un service ouvert à titre expérimental il y a seulement trois ans.

D'un point de vue qualitatif, une évolution encourageante se confirme toutefois : conformément à la tendance observée dès le second semestre 2009, l'analyse de la fréquentation indique le passage d'un public de « curieux » (qui restait seulement quelques minutes sur les interfaces pour voir comment se présentaient les archives) à un public plus assidu. Le nombre de consultations ayant duré « une heure ou plus » (ce qui correspond à une véritable pratique de recherche) se monte à 75 sur l'année 2010, contre 72 en 2009. Si les utilisateurs sont encore peu nombreux, une communauté plus motivée qui conduit des travaux à partir des sources du web archivé semble donc émerger.

 

[10]  Ont été soustraites du total des 33 537 cartes recherche produites en 2010 les 1 892 cartes produites en remplacement de cartes perdues ou défectueuses.

[11] 2 399 cartes de remplacement ont été soustraites des 32 399 cartes produites.

[12] Sont comptabilisées les heures au cours desquelles une salle au moins a déclaré la saturation.

[13] Le mode de comptage ayant été modifié cette année, le chiffre de 2009 a été recalculé.

haut de page