Avant-propos de Laurence Engel, présidente de la BnF

L’année 2017 a été marquée par des projets et des coopérations réussies, une politique des publics qui, à l’écoute de nos visiteurs, se déploie avec succès, un programme scientifique, culturel et pédagogique fédérateur qui organise dans un nouvel élan le site Richelieu rendu à son lustre architectural. La BnF est reconnue comme une référence, pour son patrimoine et pour les outils d’accès aux savoirs qu’elle met à la disposition de ses publics. Environ 1 300 000 visiteurs ont été accueillis en 2017 et les sites en ligne de la Bibliothèque ont reçu plus de 36 millions de visites, parmi lesquels près de 16 millions ont fréquenté Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF.

Cette relation se construit sur la base des missions de la BnF, qui tiennent à sa dimension patrimoniale, à l’existence de collections aussi précieuses qu’elles sont organisées, afin d’en favoriser la diffusion. La BnF fait le lien entre la conservation des savoirs et leur production, accueille les créations contemporaines autant qu’elle développe ses collections patrimoniales, déploie des outils pour que l’accès aux collections, leur réutilisation, leur appréhension soient le plus divers et le plus large possible. Ces actions de la Bibliothèque se prolongent dans les territoires, sous forme de coopérations documentaire, culturelle et pédagogique. Ainsi, la BnF a entamé un cycle de présentations d’œuvres, « Dans les collections de la BnF », afin de faire découvrir et de partager ses richesses patrimoniales avec des partenaires en région.

À l’échelle internationale, les portails de la collection « Patrimoines partagés », avec la mise en ligne, en 2017, du site Bibliothèques d’Orient et la création de la Bibliothèque francophone numérique, s’inscrivent dans cette volonté de contribuer à la conservation des documents, dispersés et parfois menacés, et de les rendre accessibles et donc vivants. La BnF dispose des savoir-faire en matière de préservation du patrimoine qu’elle se doit de partager, en formant des collègues à l’étranger, en intervenant sur place pour restaurer des documents précieux, en partageant ses outils de conservation numérique.

Le recensement des faits marquants et les focus sur les réalisations de l’année traduisent le dynamisme de la Bibliothèque et de ses agents, sur ses sites physiques, hors les murs et en ligne : de l’acquisition d’un album de photographies de Gustave Le Gray à la mise en place de visites dans le Paris d’hier et d’aujourd’hui grâce à Gallica ; des ateliers de linogravure à partir des collections numériques présentés dans un tutoriel intégré dans le nouveau site « Gallica studio » au lancement du festival « La Bibliothèque parlante »; de l’accueil spécifique des élèves pour les révisions du baccalauréat à un « BiblioRemix » avec ses usagers pour repenser certains services en salle de lecture ou à l’ouverture d’un portail d’accès aux jeux de données de la BnF, etc. Un dynamisme toujours mis au service d’une mission : conserver pour rendre accessible, aujourd’hui et demain, tous les savoirs et permettre la constitution de ceux du futur. La BnF a trouvé dans ses publics, mais aussi auprès de ses donateurs, notamment ceux qui ont répondu aux appels lancés pour soutenir la rénovation du site Richelieu, l’écho sensible de son engagement.

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