La réduction de l’empreinte écologique et le développement durable

Légende ci-après
Exposition permanente La BnF en son jardin
© Emmanuel Nguen Ngoc / BnF

La BnF poursuit ses efforts pour réduire son empreinte écologique et atteindre à l’horizon 2020 les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement et le plan « Administration exemplaire » lancé par le gouvernement à la fin 2008. Par ailleurs, confirmant sa volonté de lutter contre le changement climatique, la Bibliothèque a signé en 2015 la charte du plan Paris Action Climat avec la Mairie de Paris, au côté d’une trentaine d’organisations, s’engageant ainsi à diminuer son empreinte carbone et se fixe comme objectif, d’ici 2020, de réduire de 26% sa consommation d’énergie et de 38% ses émissions de gaz à effet de serre2.

L’établissement poursuit ainsi un effort constant de pilotage des installations visant à modérer, voire à réduire, les consommations. Ainsi, dans le cadre du chantier de remplacement des automatismes de la gestion de la production thermo-frigorifique (GPTF), la BnF a amélioré la performance du mode de production, ce qui a permis d’obtenir des certificats d’économie d’énergie correspondant à une économie d'énergie de 56 GWh cumac, soit 4 368 tonnes de CO²; (cumulés sur la durée de vie des équipements).

Énergie, fluides et émissions de gaz à effet de serre

L’année 2017 a été marquée par une augmentation globale de 3% de la consommation, tous sites et toutes sources d’énergie confondus par rapport à 2016. Cette évolution résulte de l’ouverture au public de la zone 1 du quadrilatère Richelieu début 2017. Elle a entraîné une hausse de 27% des consommations toutes énergies confondues de ce site mais les consommations des autres sites ont diminué suite aux actions d’économie d’énergie (Tolbiac : -1,5%, Arsenal : -9,9%, Bussy : -1,2%, Sablé : -1,2%).

Les consommations d’eau ont augmenté de 4,6%, tous sites confondus, essentiellement à cause de l’ouverture de la zone 1 de Richelieu (+111%) et de la surconsommation d’eau sanitaire sur le site de Tolbiac. Le site de la bibliothèque de l’Arsenal reste par ailleurs surconsommateur en eau, équipé d’un système de refroidissement à eau perdue ayant entraîné une consommation de 20 045 m3 en 2017. Un projet de remplacement de ce système est prévu dans le PPI (programme pluriannuel d’investissement).

Les émissions de gaz à effet de serre, dépendant des sources d’énergie, ont diminué de 2,1% par rapport à 2016.

Clauses environnementales et sociétales dans les marchés publics

Pour tous les marchés dont le montant estimé est supérieur à 15 000 € HT, la possibilité d'intégrer des clauses environnementales ou sociétales dans le cahier des charges est étudiée. Cette instruction est basée sur une étude simplifiée du marché afin de déterminer les choix qui s’offrent à l’établissement dans chaque grand secteur concerné par l’achat (par exemple : existence de produits bénéficiant d’un écolabel). En 2017, 12 marchés sur 137, soit 9% des marchés, ont intégré une clause relative au développement durable.

Sur l'aspect environnemental, chaque fois que l'objet du marché le permet (usage de peintures, bois, produits lessives…), le cahier des charges rappelle la nécessité d'avoir recours à des produits respectueux de l'environnement. Cette préconisation peut aller jusqu'à faire l'objet d'un critère de notation comme ce fut le cas pour l'éco-conception du stand de la BnF au salon du livre pour l'année 2018. Enfin, la BnF a optimisé sa flotte automobile en réduisant le nombre de véhicules et en privilégiant la technologie hybride et électrique.

Sur l’aspect sociétal, la BnF a publié son premier marché incluant une clause d'insertion sociale en 2008 en faisant appel à un organisme « facilitateur », la Maison de l'Emploi de Paris. Ces prestations d'accompagnement étant devenues payantes en 2014, la BnF a signé une convention avec la Maison de l'Emploi de Paris (devenue depuis 2016, Ensemble Paris Emploi Compétences). Outre les marchés faisant déjà l'objet d'une clause d'insertion sociale (restauration du personnel, nettoyage, gardiennage…), la BnF poursuit sa volonté d'élargir ce champ d'application à d’autres marchés dès que le montant le permet (nombre d'heures générées significatif) : marchés de numérisation, marché d'infogérance informatique, marchés de travaux et/ou de maintenance. En 2017, cela concerne 10 marchés actifs.

Toutes ces actions doivent non seulement être poursuivies mais renforcées et suivies, d’autant plus que l’insertion de clauses environnementales et sociétales constitue deux des cinq objectifs assignés par la Direction des achats de l’État (DAE) à laquelle la BnF rend compte annuellement (y compris lors du conseil d’administration). Dans cette optique, une meilleure implication des acteurs de l'achat (chefs de projets des différentes directions) est requise et sera entreprise en 2018.

[2] En référence aux niveaux de consommation et d’émission de 2010

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