La coopération documentaire nationale

Conformément à ses missions statutaires, la BnF anime un réseau national de partenaires dont le cœur historique est constitué par les « pôles associés ». Depuis plusieurs années, le réseau s’enrichit de nombreux partenaires non pôles associés.

Légende ci-après
Capture d'écran du site du CCFr

Les pôles se répartissent en deux catégories : les pôles associés de dépôt légal imprimeur et les pôles associés documentaires. Les conventions de pôles associés ont été renouvelées en 2015 et sont dorénavant quinquennales. À ces conventions s’ajoutent des conventions de projet, renouvelées elles aussi en 2015, permettant des partenariats autour de projets limités dans le temps et dans leur périmètre documentaire. Des conventions de projet sont notamment signées avec les bibliothèques qui proposent à la BnF des collections sélectionnées en vue de leur numérisation dans le marché de dématérialisation des imprimés de la Bibliothèque et de leur diffusion dans Gallica (cf. 3.2.3) ou avec des bibliothèques qui réalisent des opérations de conversion rétrospective de catalogues pour donner une large visibilité à leurs fonds patrimoniaux dans le CCFr.

230 conventions sont actives fin 2017 (63 conventions de pôles associés et 167 conventions de projets). Plusieurs conventions peuvent être passées avec un même partenaire si la palette des actions de coopération est large. Le nombre d’établissements partenaires est de 208 en 2017, répartis en 122 partenaires des territoires (bibliothèques territoriales, archives départementales et municipales, structures régionales pour le livre et la lecture, sociétés savantes), 33 partenaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (bibliothèques d’universités, de grandes écoles, d’organismes de recherche) et 53 autres partenaires (bibliothèques spécialisées, de statuts divers (ministères, corps constitués, fondations, etc.). Ces partenaires, tous désireux de faire connaître et de valoriser leur patrimoine, sont soit individuels, soit regroupés dans des réseaux d’intérêt et d’actions (pôles associés régionaux, réseau des bibliothèques protestantes VALDO, etc.).

En 2017, la BnF a attribué un total de 1,96 million d’euros de subventions, le financement des actions de coopération étant fondé sur le principe d’un apport à part égale de la BnF et de ses partenaires. Un budget total de 2,2 millions d’euros est consacré par l’Établissement à sa politique nationale de coopération. Aux crédits pour subventions s’ajoutent la maintenance et les évolutions du CCFr, ainsi que celles de l’espace Coopération, plateforme d’échange et de travail mise à la disposition du réseau de coopération. Le soutien à la collecte du dépôt légal imprimeur mobilise 64% du budget de la coopération ; les actions de signalement représentent 16% des subventions, avec un budget moyen par action de 19 600 €, les actions de numérisation 18%, avec un budget moyen par action de 13 000 €.

Les principaux attributaires des subventions sont les bibliothèques dépendant des collectivités territoriales (71% du budget), au premier rang desquelles les bibliothèques de dépôt légal imprimeur (BDLI) – principalement pour de la rémunération de personnel – mais également des bibliothèques territoriales avec lesquelles des actions de signalement sont en cours. Viennent ensuite les bibliothèques relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui représentent 12% des partenaires subventionnés. Avec celles-ci sont conduites des actions de coopération numérique. Notons enfin la part non négligeable des associations et fondations parmi les partenaires subventionnés (12%), dont les structures régionales de coopération, relais importants.

Les pôles associés de dépôt légal imprimeur

Les BDLI sont chargées dans leur région de la collecte, de la conservation, du signalement et de la communication des documents déposés par les imprimeurs. Grâce à leur action, la BnF peut vérifier l’exhaustivité de la collecte du dépôt légal de la production imprimée française par un contrôle croisé des exemplaires déposés à la BnF (éditeurs) et dans les BDLI (imprimeurs). 26 bibliothèques sont liées à la BnF par une convention de dépôt légal imprimeur : 20 bibliothèques municipales et communautaires, 3 archives départementales (Guadeloupe, Guyane, Martinique), 1 bibliothèque départementale (La Réunion), 1 bibliothèque universitaire (Strasbourg) et 1 établissement public territorial (Nouméa).

Depuis 2014, la relation entre la BnF et les BDLI s’est enrichie d’une collaboration autour des archives de l’internet. Un dispositif technique est déployé au sein du réseau afin de permettre l’accès distant aux archives de l’internet, constituées par la BnF grâce à l’instauration du dépôt légal de l’internet en 2006. Les 26 BDLI sont les seuls points d’accès au dépôt légal de l’internet hors des emprises de la BnF, en vertu du décret du 19 décembre 2011 qui autorise la consultation du dépôt légal de l’internet à la BnF et dans des organismes habilités par le ministère de la Culture (Code du Patrimoine, art. R132-23-2) et de l’arrêté du 16 septembre 2014 qui fixe la liste de ces organismes. Fin 2017, l’accès distant est effectif dans seize établissements : Montpellier, Nancy, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Limoges, Dijon, Angers, Besançon, Clermont-Ferrand, Poitiers, Lille, Rouen, aux Archives départementales de la Martinique et de la Guadeloupe. Quatre autres bibliothèques sont prévues en 2018 : Rennes, Orléans, Châlons-en-Champagne et Caen. La couverture territoriale doit être entièrement réalisée en 2021.

Depuis 2004, les BDLI ont accompagné la BnF dans la collecte des sites internet à l’occasion de seize élections – présidentielles, législatives, européennes, régionales municipales – entre 2002 et 2017. L’opération de collecte électorale de 2017 a connu une forte mobilisation du réseau des BDLI, avec 72 agents, répartis dans 25 établissements partenaires, pour 6 974 sites collectés en région entre le 1er janvier et le 30 juin, correspondant à environ 240 millions de pages et 7 To de données collectées. Cette ressource d’un intérêt local majeur est accessible depuis les BDLI, tout comme le sont 43 titres de presse régionale et nationale, collectés dans leur version payante en format PDF et accessibles gratuitement en J+2 via les archives de l’internet. Souhaitant élargir le périmètre de la collaboration documentaire avec les BDLI, la BnF leur propose également une sélection partagée de sites web d’intérêt territorial. Cette collaboration est effective dans trois établissements fin 2017 : Strasbourg, qui collecte les « Alsatiques du web », Montpellier et Nancy.

La coopération documentaire régionale et thématique

Deux objectifs majeurs ont été définis depuis 2009 par la BnF, en cohérence avec ses propres objectifs stratégiques et la politique du ministère de la Culture : d’une part, soutenir la dynamique de valorisation du patrimoine écrit et accompagner l’action du ministère en faveur du signalement, dans le cadre du Plan d’action pour le patrimoine écrit (PAPE) et par le biais d’actions concertées, régionales et thématiques ; d’autre part, contribuer à stimuler et coordonner l’effort national en faveur de la numérisation - en particulier pour les imprimés - et de la diffusion numérique, en faisant de Gallica une bibliothèque collective.

L’éventail des actions de coopération est large : dans le domaine du signalement, il s’agit principalement de mettre en valeur les fonds anciens, locaux et spécialisés grâce, entre autres, à un outil collectif de recherche bibliographique et documentaire, le Catalogue collectif de France (CCFr) ; dans le domaine de la coopération numérique, il s’agit de créer, diffuser et valoriser de manière collaborative les plus vastes ensembles possibles de ressources patrimoniales numérisées, quels que soient la localisation des collections et le statut des contributeurs.

Les crédits consacrés en 2017 à la coopération documentaire régionale et thématique représentent 36% du budget de la coopération (dont 16% pour le signalement et 18% pour la numérisation). Le soutien à titre onéreux repose sur le principe du co-financement des actions, avec, sauf exception, une participation de la BnF à hauteur de 50%, et la recherche d’une articulation optimale avec les autres dispositifs de soutien public (ministère de la Culture, ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation). Le soutien à titre gracieux trouve depuis 2011 sa principale expression dans l’ouverture du marché de numérisation des imprimés de la BnF aux bibliothèques partenaires, pour un tiers de sa volumétrie globale. L’intégration des collections des partenaires dans les marchés successifs de numérisation constitue un puissant levier de coopération, à l’efficacité avérée (17,1 millions de pages produites entre 2009 et 2017).

La coopération régionale

La coopération régionale est une des priorités affichées de la politique de coopération de la BnF depuis plus de dix ans, en prenant appui sur un dispositif privilégié, celui des pôles associés régionaux. Leur objectif est d’accompagner la mise en œuvre du PAPE et de valoriser le patrimoine des bibliothèques françaises en régions. Cela passe par le recensement des fonds anciens, locaux et spécialisés dans le Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD) accessible via le Catalogue collectif de France ; par des campagnes de conversion rétrospective de catalogues ; par le soutien à l’élaboration de bibliographies régionales, essentiellement rétrospectives, enrichies avec des documents numérisés (Bourgogne, Languedoc-Roussillon) ; par des programmes de numérisation des fonds locaux et régionaux (par exemple fonds basques, fonds sur les Antilles et la Caraïbe, etc.), dont les ressources sont mises en valeur dans Gallica (accès « France » dans la rubrique « Collections ») ; par la poursuite de la Bibliographie de la presse française politique et d’information générale (BIPFPIG) et l’enrichissement de sa version en ligne, la base Presse locale ancienne.

Cependant, la mise en œuvre depuis le 1er janvier 2016 de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles du 27 janvier 2014 continue à avoir des impacts importants sur les partenaires de la BnF en régions, et principalement les Directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et les structures régionales pour le livre. La dernière étape de la réorganisation interviendra en 2018 avec les fusions des Structures régionales pour le livre (SRL). Seules quatre régions avaient choisi de renouveler en 2015 leurs conventions avec la BnF : Bourgogne, Champagne-Ardenne, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Aussi, la BnF a-t-elle choisi de multiplier les opérations bilatérales avec les partenaires territoriaux. Le cadre de l’action de la BnF a donc été préservé, même si la réalisation des programmes s’est complexifiée ; à ce titre l’année 2017 demeure une année de transition. Il faut souligner cependant la création en 2017 de deux nouveaux pôles régionaux : Guadeloupe et Rhône-Alpes, ce dernier pôle étant en cours d’extension à l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Dans le cadre du nouvel élan régional qui se fait jour, la BnF souhaite approfondir certains axes prometteurs : dans le domaine du numérique, la numérisation de la presse locale, la numérisation par la BnF de ses collections d’intérêt local et régional pour répondre aux projets culturels, documentaires et scientifiques de ses partenaires territoriaux ou encore une coopération privilégiée avec les bibliothèques labellisées Bibliothèques numériques de référence par le ministère de la Culture ; dans le domaine du signalement, l’actualisation région par région du Catalogue général des manuscrits du CCFr et une accélération des rétroconversions d’imprimés anciens, locaux et spécialisés dans le cadre d’opérations concertées avec le ministère de la Culture et les DRAC.

La coopération thématique

La coopération thématique trouve sa principale concrétisation dans des actions partenariales de numérisation organisées autour d’orientations documentaires fortes, à travers des programmes disciplinaires et des programmes de complétude de corpus. Cette option n’exclut cependant pas des programmes thématiques bilatéraux ou multilatéraux spécifiques.

Les partenaires thématiques sont nombreux et variés, mais principalement issus de la sphère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Sur les 639 993 documents apportés dans Gallica par les autres bibliothèques, 35% sont proposés par des partenaires de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le document http://www.bnf.fr/documents/partenaires_gallica.pdf présente le bilan complet de cette coopération.

L’année 2017 a été marquée par la mise en place du dispositif CollEx par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. La BnF est membre du groupement d’intérêt scientifique CollEx-Persée créé fin 2017 et est très impliquée dans la définition de la feuille de route 2018 : cartographie des collections d’excellence, politique de numérisation, acquisitions de ressources électroniques, services innovants pour la recherche, fourniture de documents à distance. Par ailleurs, la BnF et l’établissement public préfigurateur du Campus Condorcet sont engagés dans une réflexion sur la documentation à mettre à la disposition des chercheurs en sciences humaines et sociales.

1 000 vidéos dans Gallica

Le réseau de coopération : lieu d’échange d’expériences et de compétences

La politique de coopération de la BnF s’appuie sur le partage d’information et sur la mise en réseau des expériences et des compétences. Ainsi, la BnF informe son réseau de coopération par plusieurs canaux : les pages Coopération nationale du site bnf.fr, la liste de diffusion cooperation.bnf.fr et les lettres d’information de Gallica et du CCFr. Pour faciliter les échanges avec ses partenaires, la BnF a également ouvert un extranet, l’espace Coopération, plateforme de travail collaboratif permettant le suivi des actions de coopération numérique (administration du moissonnage OAI, transfert de fichiers numériques, suivi par les partenaires de la numérisation de leurs collections).

La BnF veille également à proposer un soutien méthodologique à l’action de ses partenaires, d’une part en accompagnant au plus près ses partenaires dans l’élaboration de leurs projets et leur réalisation, d’autre part en mettant à disposition des guides de bonnes pratiques et des spécifications et en organisant des sessions de formation : 49 personnes ont été formées en 2017 lors de 7 sessions de stage à la BnF (29 participants en 6 sessions) et en région (20 participants en 1 session).

La BnF convie régulièrement son réseau de coopération à des rencontres professionnelles. Le 3 mai 2017 la journée d’étude « Quels usages aujourd’hui des bibliothèques numériques ? Enseignements et perspectives à partir de Gallica » a réuni près de 150 participants. Les Journées des pôles associés et de la coopération, le grand rendez-vous biennal des partenaires de la BnF, ont été organisées en 2016 et le seront à nouveau en 2018.

Le Catalogue collectif de France (CCFr)

Le Catalogue collectif de France (CCFr) est à la fois un instrument de localisation de références, un répertoire des ressources documentaires françaises et un outil gratuit de prêts interbibliothèques. Son enrichissement s’est poursuivi en 2017 en termes de contenus (notices bibliographiques et notices de description de fonds) et de services offerts. À la fin de l’année 2017, le CCFr donne accès à environ 30 millions de notices et fédère plus de 20 catalogues : les catalogues de la BnF (BnF catalogue général et BnF archives et manuscrits), les catalogues des bibliothèques de l’enseignement supérieur (Sudoc et Calames), des catalogues intégraux de bibliothèques municipales ou spécialisées et des bases gérées directement par la BnF (bases Patrimoine et Manuscrits).

Mai 2017 a vu la mise en ligne d’une nouvelle fonctionnalité pour le Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD) : la localisation géographique. Elle permet d’obtenir une cartographie des bibliothèques et fonds à partir d’un formulaire de recherche spécifique ou d’une liste de résultats.

La fréquentation du catalogue, avec 628 769 visites en 2017, est en nette progression (+38%). Cette progression est notamment à mettre au crédit des travaux conduits pour un meilleur référencement des données par les moteurs de recherche, les accès par moteurs de recherche ayant presque doublé par rapport à l’année précédente et représentant désormais 56% des visites.

L’instruction pour le passage des données du CCFr sous licence ouverte de l’État (Etalab) a abouti et l’ouverture des données est effective au 1er janvier 2018, apportant une visibilité nouvelle offerte pour le patrimoine des bibliothèques françaises.

En 2017, le Service du livre et de la lecture du ministère de la Culture et la BnF ont procédé à une enquête nationale visant à évaluer les volumétries d'imprimés patrimoniaux, de manuscrits et d'archives restant à cataloguer, ainsi que les catalogues de ces fonds restant à rétroconvertir. Les résultats de l’étude (405 répondants) montrent que beaucoup reste à faire en particulier dans le domaine des imprimés, et notamment dans les bibliothèques municipales classées. Sur la base des données disponibles, la BnF et le SLL engageront un chantier pluriannuel de signalement de ces fonds, déployé sur une base régionale et piloté par les conseillers livre et lecture et les structures régionales pour le livre.

  • Tableau 28 : Le Catalogue collectif de France

Base Patrimoine

Les programmes de conversion rétrospective de fonds anciens, locaux et spécialisés se sont poursuivis, avec une priorité donnée aux bibliothèques municipales classées (BMC) et aux opérations menées dans le cadre des pôles associés régionaux. Ces opérations de rétroconversion s’appuient très largement sur une réutilisation massive des notices bibliographiques de la BnF.

En 2017, de nombreuses opérations de conversion rétrospective ou catalogage ont débuté ou se sont poursuivies : BMC d’Aix-en-Provence (seconde phase), Albi, Colmar, Dijon, Nancy, Nîmes, mais aussi bibliothèques municipales de Carcassonne, Clermont-de-l’Oise (seconde phase), Condom, Figeac, Fréjus, Le Puy-en-Velay, Pontarlier, auxquelles s’ajoutent la bibliothèque patrimoniale du Château de Pau ainsi et celle des Archives départementales du Gers.

Deux nouvelles BMC (Boulogne-sur-Mer et Mulhouse) participent désormais à la base Patrimoine et cinq ont mis à jour leurs fonds (Albi, Le Mans, Rouen, Valence, Versailles), pour certaines de manière très significative. Par ailleurs dans le cadre du pôle régional Champagne-Ardenne une nouvelle bibliothèque municipale (Épernay) et une nouvelle bibliothèque d’archives départementales (Haute-Marne) ont fourni leurs données. De même, la collaboration avec la Picardie a permis des ajouts et mises à jour pour les bibliothèques municipales de Noyon et Clermont-de-l’Oise. Enfin, la bibliothèque de l’Assemblée nationale a complété le signalement de ses collections patrimoniales.

Les demandes de participation volontaire sans condition de soutien financier sont en augmentation et contribuent à la diversification des collections offertes.

La base Patrimoine dépasse les 6,6 millions de notices (+ 9,4% par rapport à fin 2016). En tout, ce sont plus de 1,7 million de notices qui ont été traitées en 2017 (ajouts, corrections et suppressions). Une instruction visant à rendre accessible en ligne dans le CCFr le résultat de la rétroconversion en cours des catalogues régionaux des incunables (CRII) a souligné les difficultés de ce projet.

Bases Manuscrits

L’actualisation et l’enrichissement du Catalogue général des manuscrits (CGM) se sont poursuivis, grâce à la participation d’un nouvel établissement – la bibliothèque du Musée d’art moderne de Lille (LAM) - et la mise en ligne de nouvelles descriptions pour les bibliothèques municipales de Cambrai, Nantes et Sète. Les premiers résultats du chantier de rétroconversion et catalogage des manuscrits lancé en août 2016 en Champagne-Ardenne ont été mis en ligne en 2017, ce qui a permis l’arrivée de cinq nouvelles bibliothèques municipales dans le CGM : Aix-en-Othe, Charmont-sous-Barbuise, Joinville, Mussy-sur Seine et Rethel ainsi que la publication de suppléments pour celles de Bourbonne-les-Bains, Charleville-Mézières, Chaumont, Épernay, Reims, Sedan, Troyes et Vitry-le-François. Un partenariat a également été noué avec la BMC de Toulouse pour le lancement d’une opération de catalogage. L’enrichissement automatisé des notices par l’ajout de renvois vers des documents numérisés s’est poursuivi avec la Bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux (BVMM) de l’'Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT).

Le projet de conception d’un outil de catalogage en EAD mis à la disposition des partenaires du CCFr a été validé par le groupe de travail interministériel sur l’EAD. Deux recrutements à la BnF au mois de mai 2017, cofinancés par la BnF et le ministère de la Culture, ont permis d’engager le développement de ce nouvel outil – TAPIR – (Traitement automatisé pour la production d’instruments de recherche) – accompagné par un groupe-test de six utilisateurs. Son déploiement démarrera au second semestre 2018, appuyé sur un programme de formation des professionnels.

§Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD)

Le recensement systématique des fonds des bibliothèques françaises, et notamment les fonds anciens, locaux et spécialisés, s’est poursuivi en 2017, dans le cadre de l’action régionale ou par des partenariats bilatéraux, permettant l’enrichissement du RNBFD du CCFr. Fin 2017, il donne accès à 3 590 fonds de 513 établissements (3 495 fonds de 502 bibliothèques fin 2016). Le recours à la saisie collaborative permet des chantiers ciblés aussi bien avec des établissements qu’avec des réseaux ou des régions. La collaboration avec la région Rhône-Alpes se poursuit dans le cadre du nouveau portail Lectura+ qui s’appuie sur le CCFr pour le recensement des fonds de la région. Le lien avec les fonds présents dans la base Patrimoine se renforce au fil des chargements.

Top